
Psathyrelles
Les psathyrelles décrites sont sans intérêt selon MycoDB ; aucune n'est décrite toxique, mais elles ressemblent aux coprins et aux panéoles
- Sporée
- Sporée brun pourpre
- Sous le chapeau
- Lames
- Milieu
- bois mort de feuillus en touffes, forêts, herbe, terre nue des champs, friches et chemins
- Saison
- août à novembre
Photo contre photo
À ne pas confondre
Coprin noir d'encreCoprinus atramentariusToxiquePhoto : Michael Palmer, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Pas de photo vérifiéeNous ne publions une photo que si l'espèce est certaine. Ses caractères sont décrits dans le texte de la fiche.PsathyrellesPsathyrellaImmangeableCe qui les sépare : Lames qui se liquéfient en noir chez le coprin, non déliquescentes chez la psathyrelle ; insuffisant sur un jeune coprin aux lames encore blanches.
- Pas de photo vérifiéeNous ne publions une photo que si l'espèce est certaine. Ses caractères sont décrits dans le texte de la fiche.Panéoles, dont un cité par l'AnsesPanaeolusToxiquePas de photo vérifiéeNous ne publions une photo que si l'espèce est certaine. Ses caractères sont décrits dans le texte de la fiche.PsathyrellesPsathyrellaImmangeable
Ce qui les sépare : Aucun critère fiable dans les sources consultées : la sporée peut être noire dans les deux genres, et les panéoles préfèrent les bouses.
Les psathyrelles sont des champignons fragiles à sporée sombre, jugés sans intérêt culinaire par les sources consultées, qui ne décrivent aucune psathyrelle toxique. Le risque tient à leurs ressemblances : Wikipédia les dit proches par l'aspect des coprins et des panéoles, deux genres qui comptent des espèces dangereuses, et elles partagent le bois mort avec des espèces mortelles. Le réflexe de sécurité : ne consommez aucun petit champignon brun à sporée sombre, et faites contrôler toute récolte douteuse par un pharmacien ou une association de mycologie, comme le recommande l'Anses.
Comment reconnaître une psathyrelle ?
Wikipédia décrit le genre Psathyrella comme un ensemble de champignons fragiles, au chapeau plat ou campanulé, souvent à silhouette de mycène, parfois plus robuste. Deux caractères comptent :
- la sporée, brune à noire selon Wikipédia, brun foncé à noire selon la clé des familles de MycoDB ;
- les lames, qui ne sont pas déliquescentes : elles ne se liquéfient pas à maturité, ce qui les distingue, selon MycoDB, des coprins avec lesquels elles formaient autrefois la famille des Coprinaceae.
MycoDB ajoute que ce sont des champignons souvent hygrophanes, dont la couleur change en séchant. Wikipédia précise que le genre, proche des genres Coprinellus et Coprinopsis par la phylogénie, ressemble par l'aspect aux genres Coprinus et Panaeolus. À l'œil, une psathyrelle peut donc évoquer un coprin ou un panéole.
Quelles psathyrelles rencontre-t-on ?
Psathyrelle de Candolle
Psathyrella candolleana, que Wikipédia nomme aujourd'hui Candolleomyces candolleanus, a un chapeau de 1 à 6 cm, hygrophane, brun ochracé puis beige, crème à blanchâtre en séchant, avec un voile blanc persistant qui forme des flocons brunâtres au centre. Ses lames passent du blanc au gris violet puis au brun ; son pied n'a pas d'anneau. Elle pousse en troupes, en forêt ou dans l'herbe. MycoDB la juge sans intérêt. Wikipédia l'appelle aussi « hypholome de De Candolle » : un nom d'hypholome ne dit rien du genre.
Psathyrelle hydrophile
Psathyrella piluliformis a selon MycoDB un chapeau de 2 à 6 cm, brun rougeâtre devenant ocre jaune en séchant, des lames beige clair puis brunes et un pied creux et cassant, avec de petits restes de voile à la marge. Sa sporée est brun pourpre. Elle pousse en touffes sur le bois mort de feuillus, surtout hêtre et chêne, à la fin de l'été et en automne. MycoDB la juge sans intérêt.
Psathyrelle veloutée
Lacrymaria lacrymabunda, aussi appelée psathyrelle pleureuse selon Wikipédia ou lacrymaire veloutée selon MycoDB, a un chapeau de 2,5 à 10 cm, fibrilleux et velouté, brun ochracé roussâtre. Ses lames grises puis brun noir exsudent de petites gouttes brunâtres. MycoDB la signale sur terre nue dans les champs, les friches et les chemins forestiers, et la juge sans intérêt. Les sources consultées ne donnent pas sa saison.
Avec quoi peut-on confondre une psathyrelle ?
Coprin noir d'encre
Coprinus atramentarius, nom utilisé par l'Anses, a selon Wikipédia des lames blanches, puis brunes, qui deviennent entièrement noires en se liquéfiant. Il pousse sur les sols fumés ou le bois en décomposition, dans les jardins et au bord des chemins, de l'été à la fin de l'automne. L'Anses le range dans le syndrome coprinien, dû à la coprine, dont les effets sont plus forts en cas de consommation d'alcool. Les délais divergent : Wikipédia situe les signes de 30 minutes à 2 heures après la prise d'alcool et indique que la coprine reste dangereuse pendant 5 à 10 jours ; l'avis de l'Anses mentionne un risque jusqu'à 3 jours après le repas en cas de prise d'alcool. Les coprins sont détaillés dans la fiche coprins.
Le critère des lames déliquescentes a une limite : un jeune coprin n'a pas encore liquéfié ses lames, qui sont d'abord blanches. Ce critère ne suffit donc pas sur un exemplaire jeune.
Panéoles
Les panéoles (Panaeolus) sont selon Wikipédia des champignons à spores noires, frêles, poussant le plus souvent sur des substrats riches en azote, notamment les bouses, et certains contiennent des substances psychotropes. L'avis de l'Anses cite un panéole, Paneolus subalteatus selon son orthographe, parmi les espèces du syndrome psilocybien, avec des troubles de l'humeur et des hallucinations 15 à 30 minutes après le repas. Les sources consultées ne donnent aucun critère de terrain pour séparer un panéole d'une psathyrelle, dont la sporée peut aussi être noire.
| Espèce dangereuse | Confondue avec | Critère à vérifier | Verdict |
|---|---|---|---|
| Coprin noir d'encre (Coprinus atramentarius) | Psathyrelles (ressemblance d'aspect selon Wikipédia) | Lames qui se liquéfient en noir chez le coprin, non déliquescentes chez la psathyrelle. Critère insuffisant sur un jeune coprin, aux lames encore blanches | Toxique |
| Panéoles (Panaeolus) | Psathyrelles (ressemblance d'aspect selon Wikipédia) | Aucun critère fiable dans les sources consultées : sporée noire possible dans les deux genres, milieu riche en azote ou bouses pour les panéoles | Toxique |
Et la galère marginée ?
Les sources consultées ne décrivent aucune confusion directe entre une psathyrelle et la galère marginée (Galerina marginata), mais elles ne permettent pas de l'exclure. La galère pousse elle aussi sur le bois, principalement de conifères en décomposition selon Wikipédia, et ses lames laissent une impression de spores rouille. L'Anses la range dans le syndrome phalloïdien, dont les signes apparaissent 6 à 24 heures après le repas, et son rapport sur la saison 2024 relève un décès probablement dû à des galères marginées cueillies à la place de pholiotes changeantes. Wikipédia et l'avis de l'Anses citent aussi l'hypholome en touffe, vénéneux, parmi les confusions de la pholiote changeante. La fiche armillaires décrit la galère marginée et les autres champignons en touffes sur les souches.
Un petit champignon brun en touffe sur une souche peut être mortel, et la couleur de la sporée, brune, pourpre, rouille ou noire selon les espèces, ne suffit pas à trier ces genres sans expérience. Prélevez le champignon entier, photographiez la récolte avant cuisson et ne consommez jamais un champignon identifié par une application, comme le recommande l'Anses, ni par un site internet, celui-ci compris.
Quand et dans quels milieux poussent les psathyrelles ?
Les milieux sont très variés : forêt et herbe pour la psathyrelle de Candolle, bois mort de feuillus pour la psathyrelle hydrophile, terre nue des champs, friches et chemins pour la psathyrelle veloutée. Seule la psathyrelle hydrophile a une saison décrite, fin d'été et automne. Le coprin noir d'encre fréquente jardins et bois en décomposition de l'été à la fin de l'automne, les panéoles les bouses, et la galère marginée le bois. Aucun de ces milieux n'écarte un sosie dangereux. D'autres petits champignons des souches sont décrits dans la fiche collybies.
Que faire en cas de doute ou d'intoxication ?
Appelez le centre antipoison de Bordeaux au 05 56 96 40 80, joignable 24 h/24 ; le CHU de Bordeaux le présente comme le centre antipoison de Nouvelle-Aquitaine. Appelez le 15 si la personne ne respire pas ou n'est pas consciente. Le site des centres antipoison demande de ne pas attendre l'apparition des symptômes pour appeler, de ne pas faire vomir, de ne pas donner à boire, et rappelle que le lait n'est pas un antidote.
Un signe tardif n'est pas rassurant : le centre antipoison de Lille considère comme grave, jusqu'à preuve du contraire, toute intoxication dont les signes apparaissent 6 heures ou plus après le repas. Il appelle aussi à la prudence dans l'interprétation du délai en cas de repas successifs ou de mélange de plusieurs espèces.
Questions fréquentes
Les psathyrelles sont-elles comestibles ?
MycoDB juge sans intérêt les trois psathyrelles décrites ici. Les sources consultées ne décrivent pas de psathyrelle toxique, mais leurs ressemblances avec des espèces dangereuses justifient de ne pas les consommer.
Comment distinguer une psathyrelle d'un coprin ?
Selon MycoDB et Wikipédia, les lames des psathyrelles ne se liquéfient pas à maturité, contrairement à celles des coprins. Ce critère ne vaut pas sur un jeune coprin, dont les lames sont encore blanches.
Pourquoi une psathyrelle porte-t-elle un nom d'hypholome ?
Wikipédia donne à la psathyrelle de Candolle le nom d'« hypholome de De Candolle ». Les noms français suivent d'anciennes classifications et ne renseignent ni sur le genre ni sur la toxicité.
Sources consultées
- Anses, Surveillance saisonnière des intoxications accidentelles par des champignons en France hexagonale et Corse, rapport d'étude de toxicovigilance n° 2025-VIG-0015, annexes 1 et 4 (consulté le 15/09/2026)
- Anses, Avis relatif à un projet d'arrêté relatif aux variétés comestibles de champignons de culture et sauvages, saisine n° 2015-SA-0180, annexes 2 et 3 (consulté le 15/09/2026)
- Centres antipoison et de toxicovigilance, page d'accueil centres-antipoison.net et page du centre de Bordeaux (consulté le 15/09/2026)
- CHU de Bordeaux, Centre antipoison et de toxicologie (consulté le 15/09/2026)
- CHU de Lille, Centre antipoison, Champignons et principaux syndromes toxiques (consulté le 15/09/2026)
- MycoDB, clé de détermination des familles, psathyrelles (consulté le 15/09/2026)
- MycoDB, fiches Psathyrella candolleana, Psathyrella piluliformis et Lacrymaria lacrymabunda (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Psathyrella (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Candolleomyces candolleanus (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Lacrymaria lacrymabunda (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Coprin noir d'encre (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Panaeolus (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Galerina marginata (consulté le 15/09/2026)
- Wikipédia, Pholiote changeante (consulté le 15/09/2026)
